Jeudi 25 octobre, 19h30

Rubber
Un film de Quentin Dupieux (2010, France, 85 min.)
Musique originale composée par SebastiAn, Gaspard Augé et Mr Oizo
En présence de Flat Eric, barbe à papa offerte !




A l’occasion d’Halloween, l'équipe du Nickelodéon vous propose, une nouvelle fois, une séance tout en décalage. Tandis que Wrong, le dernier film de Quentin Dupieux, alias Mr Oizo, est actuellement dans les salles, Rubber, son oeuvre précédente, n’a jamais été diffusée en Belgique. Pourtant, le pitch a de quoi piquer les curiosités : au beau milieu des terres désertiques californiennes, des spectateurs crédules assistent à la projection d’un film retraçant les déambulations meurtrières de Robert, pneu psychopathe et télépathe. Un récit est enchâssé dans un autre : la mise en abîme du cinéma n’est que le début d’une longue série d’inventions absurdes, de concepts, de situations nonsensiques et de citations cinéphiles, le tout sans aucune limite morale. Cet étrange objet cinématographique est à la rencontre des genres, entre le western spaghetti, le film d’épouvante, le road movie, le slasher ou le survival. Dans la lumière blanche si typique de la Californie, il est tourné avec un Canon 5 et les optiques macro produisent un rapport tout particulier à la profondeur de champ. Pour accompagner cette grande expérimentation, ce jeu délirant sur – et avec – le cinéma, Mr Oizo est rejoint par SebastiAn (Sébastian Akchoté) et Gaspard Augé. Ils composent une bande son qui alterne entre les références à de films de genre et pure création.


Jeudi 4 octobre, 20h30

London orbital
Un film de Chris Petit et Iain Sinclair (2002, G-B, 76 min.)
Attention : version originale anglaise, non sous-titrée 

(le script du film, traduit en français, sera distribué à l'entrée).
En présence de Iain Sinclair (réalisateur)


Dans le cadre du Festival Littéraire International "Mixed Zone", qui se tiendra du 4 au 6 octobre à Liège (programme complet ici), Iain Sainclair sera présent au ciné-club NICKELODEON pour présenter une adaptation cinématographique de son roman London Orbital (Penguin, 2003 ; traduit en français aux Editions Inculte, 2010). Dans ce texte, l'auteur tourne autour de Londres en marchant le long du périphérique M25, l'un des plus longs rings autoroutiers d'Europe. Tantôt seul, tantôt accompagné de plasticiens ou de musiciens (Bill Drummond, du groupe d’acid house KLF), il décrit les parkings, les stations-service, les supermarchés, les banlieues-dortoirs, les champs, les décharges, cherchant les traces de présences disparues et de cultes anciens, de lieux qui ouvrent sur d’autres lieux. Salué par ses pairs (Will Self, JG Ballard) comme « le plus grand roman du XXe siècle », London Orbital est un chef-d’œuvre littéraire, une ballade discursive dans le Londres contemporain qui revisite tous les mythes anglais et la construction d’un inconscient collectif. 



Méditation sociale sur fond de déambulation vidéo-graphique, le film de Chris Petit et Iain Sinclair propose une réflexion sur la situation économique, politique et sociale de l'Angleterre actuelle. 

Découvrez-en un extrait ici.

Iain Sinclair est cinéaste, mais aussi romancier, poète et essayiste. Encensé par la critique et multipliant les collaborations avec des artistes visuels, il se plaît à mélanger les genres et à bouleverser les codes. Un artiste à la conscience politique très marquée que certains n'hésitent pas à qualifier de culte et définitivement inclassable. 


Exceptionnellement, les prix sont modifiés à :
- 4€ pour les entrées normale
- 2€ pour les membres et étudiants  

Jeudi 3 mai, 19h30

Koniec (genre-théâtre)
Un film de Michel Jakar (1987, Belgique, 124 min.), basé sur le spectacle éponyme du Groupov
En présence de Jacques Delcuvellerie (metteur en scène)


Groupov © Lou Hérion
"Koniec (genre-théâtre) est un film de Michel Jakar, basé sur le spectacle éponyme du Groupov, créé en 1987 au Théâtre de la Place (Liège). Le tournage, lui, a eu lieu au Théâtre Varia (Bruxelles) et à De Singel (Anvers). Michel Jakar a, par ailleurs, réalisé certaines des séquences vidéo faisant partie du spectacle lui-même. Koniec est, en effet, une création collective pluridisciplinaire : théâtre, vidéo, musiques, etc., confrontant la créativité d’artistes différents : Eric Duyckaerts, Francine Landrain, Denis Pousseur, François Sikivie, Roumen Tchakarov, sous la direction artistique de Jacques Delcuvellerie. Un peu comme dans certains films de la Nouvelle Vague, cet hymne au théâtre se brise en même temps dans sa cruelle mise en question, voire : en abîme face aux réalités artistiques et politiques du monde contemporain. La place des spectateurs y est également mise en scène, disposés dans une sorte d’amphithéâtre ou de snack, entre les loges de verre des acteurs et le grand plateau de sable. Un lieu de plaisir sensuel et de convivialité, mais en crise, en deuil : Koniec (fin). Au centre matriciel du spectacle, en français puis en russe, la scène finale de La Mouette de Tchékov, ce rêve fracassé des formes nouvelles.


"Les films de théâtre qui rendent pleinement compte de leur source tout en s’exprimant brillamment en tant qu’œuvre de cinéma, sont des exceptions rares. Le spectacle vivant authentique n’existe que dans un fragile ici/maintenant vécu avec le spectateur, une magie induplicable. Mais ce que l’enregistrement traduit nécessairement, peut se manifester à un autre niveau quand la relation de l’instant avec la caméra est véritablement amoureuse. Il en va ainsi dans Marat-Sade de Peter Brook ou dans le film d’Ariane Mnouchkine 1789. Pour nous, l’œuvre de Michel Jakar, faite d’empathie et d’exigence, se tient à ce niveau. Et la fête visuelle du final reste un moment d’une force et d’une étrangeté magnifiques." (Jacques Delcuvellerie)


Tarif unique : 2€





En collaboration avec le Groupov, en marge des représentations d’Un Uomo Di Meno (Théâtre de la Place, du 25 mai au 3 juin 2012).
Plus d'info sur le spectacle ici.






Hommage à Michel Jakar (1943-2012)
Cinéaste belge d’origine suisse, réalisateur à la RTBF, auteur de documentaires sur les arts de la scène et d’adaptations de pièces de théâtre, Michel Jakar est décédé le 23 janvier dernier. Cette séance sera l’occasion de lui rendre hommage.

Cycle Cinéma Hongrois - bande annonce


mardi 24 > jeudi 26 avril 2012
Université de Liège, Salle Gothot



TARIFS 
Entrée normale : 4€
Membre : 3€
Pass 3 séances : 7€

Cycle Cinéma Hongrois


Le Nickelodéon, en collaboration avec l’Association des Hongrois de Liège, est heureux de vous faire part de l’organisation de l’événement :

mardi 24 > jeudi 26 avril 2012
Université de Liège, Salle Gothot




Trois films, trois séances pour permettre de découvrir une tranche du cinéma hongrois contemporain qui, à l’exception de quelques noms tels que celui de Béla Tarr, reste relativement méconnu chez nous. Bon nombre de réalisateurs, pourtant, par le biais des festivals internationaux, se sont fait une place dans le paysage cinématographique mondial. Parmi eux, Béla Tarr, qui vient de mettre un terme à une carrière longue de 34 ans et 15 films en offrant avec Le Cheval de Turin son œuvre la plus radicale ; György Pálfi, jeune cinéaste dont le séduisant et perturbant Taxidermia a marqué les consciences tout autant par sa liberté de ton que par son inventivité formelle ; et Kornél Mundruczó, autre jeune talent parvenu à se hisser au sein des compétitions des plus prestigieux festivals européens, soutenu notamment par la Critique internationale à Cannes en 2008.

Organisé du mardi 24 au jeudi 26 avril, le cycle débutera par un événement de taille puisqu’il s’agira de la première projection nationale de l’ultime film de Béla Tarr, Le Cheval de Turin (2011), Ours d’Argent au Festival de Berlin 2011. Pour l’occasion, le Nickelodéon n’a pas lésiné sur les moyens et s’offre la présence de Yann-Eryl Mer, assistant réalisateur du film. La projection sera suivie d’une rencontre et d’une discussion avec le public, ainsi que d’un drink aux couleurs de la Hongrie. L’événement se prolongera avec la projection de deux longs métrages osés qui marqueront à coup sûr les esprits : Taxidermia (2006) de György Pálfi et Johanna (2005) de Kornél Mundruczó.

Délibérément contemporaine, la programmation de ce cycle « Cinéma hongrois » s’articule également autour d’une thématique commune : celle de la marginalité, de la folie qui touche les personnages principaux. Que ce soit l’enlisement d’un homme dans un mutisme grandissant dans Le Cheval de Turin, une obsession pour le sexe, le succès ou l’immortalité dans Taxidermia, ou les troubles comportementaux d’une jeune miraculée dans Johanna, les déséquilibres et travers de l’esprit sont bel et bien au centre de chacun de ces trois films dont la forme ne manque pas d’inventivité. Une programmation audacieuse et décalée qui dérangera sans doute tout autant qu’elle enthousiasmera.



TARIFS 
Entrée normale : 4€
Membre : 3€
Pass 3 séances : 7€

Plus d'information sur le programme ici.