Jeudi 3 mai, 19h30

Koniec (genre-théâtre)
Un film de Michel Jakar (1987, Belgique, 124 min.), basé sur le spectacle éponyme du Groupov
En présence de Jacques Delcuvellerie (metteur en scène)


Groupov © Lou Hérion
"Koniec (genre-théâtre) est un film de Michel Jakar, basé sur le spectacle éponyme du Groupov, créé en 1987 au Théâtre de la Place (Liège). Le tournage, lui, a eu lieu au Théâtre Varia (Bruxelles) et à De Singel (Anvers). Michel Jakar a, par ailleurs, réalisé certaines des séquences vidéo faisant partie du spectacle lui-même. Koniec est, en effet, une création collective pluridisciplinaire : théâtre, vidéo, musiques, etc., confrontant la créativité d’artistes différents : Eric Duyckaerts, Francine Landrain, Denis Pousseur, François Sikivie, Roumen Tchakarov, sous la direction artistique de Jacques Delcuvellerie. Un peu comme dans certains films de la Nouvelle Vague, cet hymne au théâtre se brise en même temps dans sa cruelle mise en question, voire : en abîme face aux réalités artistiques et politiques du monde contemporain. La place des spectateurs y est également mise en scène, disposés dans une sorte d’amphithéâtre ou de snack, entre les loges de verre des acteurs et le grand plateau de sable. Un lieu de plaisir sensuel et de convivialité, mais en crise, en deuil : Koniec (fin). Au centre matriciel du spectacle, en français puis en russe, la scène finale de La Mouette de Tchékov, ce rêve fracassé des formes nouvelles.


"Les films de théâtre qui rendent pleinement compte de leur source tout en s’exprimant brillamment en tant qu’œuvre de cinéma, sont des exceptions rares. Le spectacle vivant authentique n’existe que dans un fragile ici/maintenant vécu avec le spectateur, une magie induplicable. Mais ce que l’enregistrement traduit nécessairement, peut se manifester à un autre niveau quand la relation de l’instant avec la caméra est véritablement amoureuse. Il en va ainsi dans Marat-Sade de Peter Brook ou dans le film d’Ariane Mnouchkine 1789. Pour nous, l’œuvre de Michel Jakar, faite d’empathie et d’exigence, se tient à ce niveau. Et la fête visuelle du final reste un moment d’une force et d’une étrangeté magnifiques." (Jacques Delcuvellerie)


Tarif unique : 2€





En collaboration avec le Groupov, en marge des représentations d’Un Uomo Di Meno (Théâtre de la Place, du 25 mai au 3 juin 2012).
Plus d'info sur le spectacle ici.






Hommage à Michel Jakar (1943-2012)
Cinéaste belge d’origine suisse, réalisateur à la RTBF, auteur de documentaires sur les arts de la scène et d’adaptations de pièces de théâtre, Michel Jakar est décédé le 23 janvier dernier. Cette séance sera l’occasion de lui rendre hommage.

Cycle Cinéma Hongrois - bande annonce


mardi 24 > jeudi 26 avril 2012
Université de Liège, Salle Gothot



TARIFS 
Entrée normale : 4€
Membre : 3€
Pass 3 séances : 7€

Cycle Cinéma Hongrois


Le Nickelodéon, en collaboration avec l’Association des Hongrois de Liège, est heureux de vous faire part de l’organisation de l’événement :

mardi 24 > jeudi 26 avril 2012
Université de Liège, Salle Gothot




Trois films, trois séances pour permettre de découvrir une tranche du cinéma hongrois contemporain qui, à l’exception de quelques noms tels que celui de Béla Tarr, reste relativement méconnu chez nous. Bon nombre de réalisateurs, pourtant, par le biais des festivals internationaux, se sont fait une place dans le paysage cinématographique mondial. Parmi eux, Béla Tarr, qui vient de mettre un terme à une carrière longue de 34 ans et 15 films en offrant avec Le Cheval de Turin son œuvre la plus radicale ; György Pálfi, jeune cinéaste dont le séduisant et perturbant Taxidermia a marqué les consciences tout autant par sa liberté de ton que par son inventivité formelle ; et Kornél Mundruczó, autre jeune talent parvenu à se hisser au sein des compétitions des plus prestigieux festivals européens, soutenu notamment par la Critique internationale à Cannes en 2008.

Organisé du mardi 24 au jeudi 26 avril, le cycle débutera par un événement de taille puisqu’il s’agira de la première projection nationale de l’ultime film de Béla Tarr, Le Cheval de Turin (2011), Ours d’Argent au Festival de Berlin 2011. Pour l’occasion, le Nickelodéon n’a pas lésiné sur les moyens et s’offre la présence de Yann-Eryl Mer, assistant réalisateur du film. La projection sera suivie d’une rencontre et d’une discussion avec le public, ainsi que d’un drink aux couleurs de la Hongrie. L’événement se prolongera avec la projection de deux longs métrages osés qui marqueront à coup sûr les esprits : Taxidermia (2006) de György Pálfi et Johanna (2005) de Kornél Mundruczó.

Délibérément contemporaine, la programmation de ce cycle « Cinéma hongrois » s’articule également autour d’une thématique commune : celle de la marginalité, de la folie qui touche les personnages principaux. Que ce soit l’enlisement d’un homme dans un mutisme grandissant dans Le Cheval de Turin, une obsession pour le sexe, le succès ou l’immortalité dans Taxidermia, ou les troubles comportementaux d’une jeune miraculée dans Johanna, les déséquilibres et travers de l’esprit sont bel et bien au centre de chacun de ces trois films dont la forme ne manque pas d’inventivité. Une programmation audacieuse et décalée qui dérangera sans doute tout autant qu’elle enthousiasmera.



TARIFS 
Entrée normale : 4€
Membre : 3€
Pass 3 séances : 7€

Plus d'information sur le programme ici.

Mercredi 28 mars 2012, 19h30

exceptionnellement le mercredi au lieu du jeudi!


Portraits obliques 
Une sélection de films dressant le portrait d’artistes « outsider » (Miroslav Tichy, Richard Greaves, Wesley Willis, Eijiro Miyama) 

Dans la cadre de la 8ème édition de la Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège (BIP2012), et plus particulièrement pour s’inscrire en parallèle à l’exposition RUMOURS / RUMEURS (10.03 > 06.05.2012), le Nickelodéon et le MADmusée ont décidé de s’associer en vue de mettre à l’honneur quatre artistes « outsiders », hors du commun, qui ont choisi l’image comme passion – ou comme trouble, diraient certains.

Au-delà d’intérêts décalés pour l’image, ce sont aussi des vies d’hommes considérés comme hors normes que les cinéastes ont voulu mettre en exergue par la forme du portrait. Et c’est précisément cet attrait pour l’homme qui a motivé le choix de ces quatre films, révélant des artistes à la fois en marge et profondément ancré dans leur milieu social. Miroslav Tichy, artiste « phare » de la soirée, faisant le lien entre l’exposition du MAD et la programmation de la BIP2012, était obsédé par les images de femmes qu’il captait certes en solitaire mais surtout au beau milieu des rues de Prague avec son appareil artisanal confectionné de ses mains. Richard Greaves, lui, a plutôt choisi de défier les lois de l’apesanteur en se consacrant à la construction d’un univers architectural, d’un monde qui s’effondre en reniant les angles droits, en pleine forêt de Beauce au Québec. Wesley Willis, musicien et dessinateur, exprime sans cesse sa propre conception de la perspective, défiant les notions d’échelle, de profondeur et d’horizon, à travers ses oeuvres qu’il réalise dans les rues de Chicago au milieu d’une foule de fans. Eijiro Miyama développe encore une autre conception de l’image qui passe, cette fois, par celle de son propre corps ; vêtu de ses oeuvres d’art, et particulièrement de couvre-chefs excen-triques, il parcourt les rues de Yokohama à vélo et se laisse volontiers prendre en photo par les passants.

Représentation d’une passion, d’un monde, d’une ville, de soi ou des détails de la vie, chacun de ces artistes exprime, à sa manière, un amour de l’image autour de créations fortes qui nous laissent tous libres face à l’interprétation. Ces corpus vont au-delà des possibilités de l’analyse ; ils sont autant histoires qu’images puisque l’homme et l’artiste se confondent.

Programme :
- Tarzan retired, de Roman Buxbaum (2004, 35’)
- Les châteaux de planches de Richard Greaves, de Philippe Lespinasse et Andress Alvarez (2006, 34’)
- Diamants bruts du Japon. Eijiro Miyama, de Philippe Lespinasse et Andress Alvarez (2007, 13’)
- Wesley Willis’s Joy rides, de Chris Bagley et Kim Shively (2009, extrait, 20’)

Tarif unique : 2€

En collaboration avec le MADmusée, en marge de l’exposition « RUMOURS / RUMEURS » (MADmusée, du 10 mars au 6 mai 2012). 
Dans le cadre de la Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège (BIP2012).


Jeudi 22 mars 2012, 19h30

Carte blanche aux frères Dardenne :
Loulou
Un film de Maurice Pialat (1980, France, 100 min.)
En présence de Luc et Jean-Pierre Dardenne.

Nelly (Isabelle Huppert), petite bourgeoise belle et cultivée, s’ennuie de son mari, André (Guy Marchand). Un soir, elle rencontre Loulou (Gérard Depardieu), un jeune loubard sans emploi, et part faire sa vie avec lui. Progressivement, elle découvre son univers, fait de casses, d’amitiés marginales et de repas en famille à la campagne. Lorsqu’elle tombe en-ceinte, par peur de l’avenir, Nelly hésitera à avorter...
OEuvre charnière dans la filmographie de Pialat – par la rencontre du cinéaste avec des personnalités qui collaboreront à ses plus belles réalisations –, Loulou compte parmi les films les plus marquants du cinéma français. Animé par un souci d’authenticité que partagent les frères Dardenne, Pialat filme au plus près le réel, le quotidien, sans artifices, restituant avec force le temps qui passe et qui traverse ces personnages, miroir du peuple, empreints de conflits intérieurs, de non-dits et d’incertitudes. « Le cinéma, c’est la vérité du moment où l’on tourne », disait-il. Et pour atteindre cette vérité, celle du jeu des acteurs, des situations vécues et des sentiments exprimés, il n’hésite pas à malmener émotionnellement ses acteurs, les poussant dans leurs derniers retranchements. Partiellement inachevé faute de temps et de moyens, le film exploite merveilleusement ses manques – d’explications, de linéarité, de repères sociaux – grâce aux talents de son monteur, Yann Dedet.


Tarifs habituels : Entrée 4€ / Membres 3€


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Le concept « Carte blanche »


Suite au franc succès rencontré l’an passé avec la carte blanche offerte à Bouli Lanners, le Nickelodéon se devait de renouve-ler l’expérience. Le concept est simple : l’équipe du ciné-club convie un réalisateur et plutôt que de projeter l’un de ses films, de parler directement de lui, nous lui offrons l’opportunité de faire découvrir au public un film qu’il affectionne tout particulièrement ou qui a pu l’inspirer par rapport à son cinéma. Une séance sous forme de rencontre, de partage.